> Editos précédents



métamorphAose - Pranas

 


Laurent Carceles

 
 
> Accueil

Séminaire exceptionnel en février - cliquez ici

 

EDITORIAL

Sortie(s) de crise (novembre 2011)

Si vous le permettez, je vais faire brièvement l'historique de la situation, quelle qu'elle soit ! Il y a quelques mois, souvenez-vous la situation pour n'être pas pire que celle d'aujourd'hui n'en n'était pas meilleure non plus !
Déjà nous allions vers la catastrophe nous le savions ... [...] Oui la catastrophe, nous le pensions, était pour demain ! C'est-à-dire qu'en fait elle devait être pour aujourd'hui ! [...] Alors je vous pose la question, mesdames et messieurs : Est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nous l'éviterons ?

Raymond Devos, « Parler pour ne rien dire » extrait de Matière à rire, l'intégrale (1991).

La crise, c'est le moment où, dans la traversée de la maladie, l'état du malade est au plus mal et va s'orienter vers le dépérissement (et la mort) ou le rétablissement (et la poursuite de la vie).

Pourquoi les séminaires Autographie Projet(s) de Vie® et la méthode créée par Françoise Bernard sont importants et utiles en ce moment ? L'argent, il faut le mettre ailleurs : il y a l'urgent.
Le temps, on n'en a pas, on doit déjà gérer ce qu'on n'a pas pu faire les jours précédents... Alors, prendre du temps pour soi ? Quelle absurdité ! Dépenser l'argent qu'il faut mettre de côté ; on ne sait jamais.

Et pourtant...

Quand nous nous sentons mal dans nos vies, que faisons-nous, lorsqu'un moment de pause, même très court, s'offre à nous ? Si ce n'est revenir sur ses terres intérieures ? On se retrouve chez soi, entre amis, avec sa famille, un bon livre, une émission de télévision ; que sais-je ? On tente de rejoindre là où nous en sommes. Sans pour autant se le dire.

Le séminaire Autographie Projet(s) de Vie® propose du temps pour se dire ces choses que nous n'avons jamais le temps de nous dire, car il file trop vite, ou trop lentement, ce temps. Nos paroles se diluent dans les heures qui passent, et on a toujours mieux à faire que de se demander où l'on en est, où l'on veut aller.

Sortir de la crise, ni vous, ni moi, ni méthode, ni séminaires ne pourront nous le permettre. Cependant, avoir des objectifs, des visions pour viser plus loin, à partir de là où nous en sommes, cela seul permet d'espérer demain. De l'inventer déjà un peu dans nos rêves. De ne pas se laisser dépérir dans les abysses et abîmes du moment.

Pour des sorties de crise –la mienne, la vôtre, la nôtre– prenons le temps, malgré l'urgent et le nécessaire qui nous pressent. Prenons le temps, et donc donnons-nous les moyens (encore, et toujours) pour « savoir où j'en suis », puis « choisir où je vais ».

Formuler un projet, petit objet matériel ou intellectuel qu'on créera demain, dans le domaine professionnel, personnel, individuel, collectif... Quelques paroles qui, en apparence, ne nous disent rien, qui malgré tout peuvent nous permettre de trouver la force et le courage. Discerner des chemins encore invisibles, cachés ou pas même imaginés, imaginables.
Ce « parler pour ne rien dire » fait jaillir un rire qui nous surprend. Ces chemins qui feront du labyrinthe oppressant et sans issue de nos crises, un lieu d'épreuves un peu plus simple... dont nous pourrons donc sortir.

Novembre 2011 - Laurent Carceles